Henri Tandonnet Sénateur de Lot-et-Garonne

Présentation du Sénateur

Henri Tandonnet, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

D’une famille originaire de Monflanquin, je suis né à Agen en 1949. J’y ai poursuivi mes études tout en pratiquant le rugby [ndlr : champion de France avec le SUA].

Après avoir prêté serment, je me suis ensuite installé en tant qu’avocat à Auch de 1971 à 1981. De retour dans le Lot-et-Garonne en 1981, j’exerce depuis la profession d’avoué près la cour d’appel d’Agen.

Marié et père de cinq enfants, je suis attaché aux valeurs familiales telles que l'éducation, le respect et confiance.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à vous engager en politique?

J’ai toujours accordé beaucoup d’importance à la parole des citoyens et je suis profondément attaché à la défense de l'intérêt général et aux valeurs de liberté, de responsabilité et de justice sociale.
De courant centriste, je n'ai pourtant jamais adhéré à un parti afin de garder mon independance.
Je préfère me situer au niveau de l’action concrète du quotidien, celle qui permet de construire des projets utiles qui font avancer nos territoires.

S’agissant de votre vie publique justement, on vous connaît, naturellement, en tant que président des maires ruraux de Lot-et-Garonne, mais quels sont vos autres mandats électoraux ?

Je suis maire de Moirax, depuis 1983, commune de 1 100 habitants qui a su préserver son caractère rural, agricole, paysager.

Je suis également président de la Communauté de Communes du Canton de Laplume en Bruilhois (C.C.C.L.B.) depuis 2008.

En tant que Président du syndicat mixte du Schéma Directeur de la Région Agenaise (S.D.R.A.), j’ai proposé de dissoudre cet établissement car il m’apparaissait plus cohérent de transférer la compétence SCoT au Pays de l’Agenais.

Je suis également membre de l’association des communes rurales et vice-président du syndicat d’eau et d’assainissement du sud d’Agen.

Pouvez-vous nous donner un exemple concret d’un de vos derniers combats en faveur de la ruralité ?

En tant que Président des maires ruraux, je me suis battu pour que soit stoppée en 2010 la signature de la charte agricole entre l'Amicale des Maires et l’Etat, représenté en particulier par la DREAL, nouvelle toute puissante, bien éloignée de nos réalité sde terrain.
Rien ne peut remplacer le bon sens et le pouvoir de décision des Maires sur leur territoire. Je pense qu'il est urgent de remettre les Maires et les élus locaux au centre de l'échiquier démocratique.
En effet, si l’intention était certainement bonne, quelques clauses auraient contraint les communes à densifier de manière uniforme l’habitat.
Je suis davantage partisan d’une réflexion au cas par cas : on ne peut pas densifier de la même manière les communes urbaines et les communes rurales, les bourgs et les hameaux, etc.

Peut-être un exemple sur une de vos actions en matière d’aménagement et d’infrastructures ?

Je pense au travail long, difficile et consensuel que j’ai effectué pour planifier les grandes infrastructures et les orientations économiques et sociales du SDRA en 1998.

Nous sommes le seul bassin de vie entre Bordeaux et Toulouse à avoir, par exemple, réservé une emprise foncière pour le passage de la LGV, en travaillant durant 6 ans avec les services de la S.N.C.F.
Ce qui fait qu’aucun permis n’a été délivré sur ce tracé pour les communes l’ayant reporté dans leur document d’urbanisme.
Ce travail d’anticipation a permis de ne pas subir face à l’armada de R.F.F.

Anticiper pour ne pas subir, voilà une des clés essentielles d'une action publique maitrisée. C'est cette maitrise et ce professionnalisme que nous devons à nos administrés et nos concitoyens.

Vous présenterez vous aux élections sénatoriales de 2011 ?

Effectivement, je suis candidat aux sénatoriales. Daniel Soulage ne se représentant pas, j'ai accepté, à sa demande, et après avoir murement réfléchi, de prendre sa succession.

Si vous êtes élu, comment envisagé vous votre rôle de sénateur ?

Je serai sénateur pour :

  • d'abord, valoriser les institutions et les élus locaux : je souhaite poursuivre sur le plan national l'action locale que j'ai pu mener, loin de toute contrainte partisane, en particulier la protection et la modernisation des institutions publiques et la défense du monde rural.
     
  • ensuite, être ambassadeur du Lot et Garonne à temps pleins :  je suis persuadé qu'il faut,pour le Lot et Garonne, un représentant qui comprenne les rouages législatifs [ ndlr : Henri Tandonnet est juriste] et ne prenne pas ce mandat comme un mandat d’honorariat, une retraite dorée. Sans autre mandat requérant véritablement une grande disponibilité, j'aime le labeur, je travaillerai d'arrache-pied pour contribuer au développement et à l'adaptation de notre territoire aux évolution technologiques, économiques, réglementaires,...
     
  • enfin, servir de lien entre le local et le national : je suis convaincu que l'on peut rapprocher davantage les préoccupations des élus locaux des actions menées au Sénat, en consultant régulièrement les maires et leurs adjoints, pour faire circuler l'information de manière ascendante et descendante.